lundi 29 juin 2009

Les Français seraient-ils les internautes les plus narcissiques du monde ?

Facebook est de loin, le plus gros hébergeur d’images, plus de 10 milliards de photos sont en ligne, engouement dû à la notoriété de ce réseau social, à la simplicité de l’interface de chargement des images et au système de tags qui permet d’identifier ses amis. A une époque où la communication devient rapide et brève, l’image joue un rôle crucial, elle se substitue au message lui-même. Avec quelques photos, un nombre incroyable d’informations sont communiquées : le gâteau d’anniversaire, les nombreux amis qui m’entourent, la joie qui se lit, la Seine en arrière-plan… Le message destiné à ma communauté est plus rapide que « une cinquantaine d’amis m’ont fait un anniversaire surprise hier. Nous étions sur un bateau de croisière sur la Seine, c’était très gai, nous nous sommes bien amusés… »

Se mettre en scène sur le Net, c’est aussi vouloir se rendre existant. Nous sommes loin des Cogito ergo sum, aujourd’hui j’existe si je suis dans un réseau social et si je me préoccupe de ma présentation en ligne. Match, Voici, Gala, Point de Vue, il y a peu de chance de faire la une des tabloïds ou d’être l’invité des plateaux télévisés, mais sur Facebook, je me venge, je fais mon autopromotion et pour revenir à Montaigne, « je suis moi-même le sujet de mon livre ». « Comme autrefois la photographie, Internet est le média des petits et des sans-grade, qui permet à ceux qui n'y ont pas droit d'accéder à une notoriété par définition usurpée. » remarque
André Gunthert. Et, dans ce culte du Moi, cet exhibitionnisme frénétique, les Français excellent. Ce sont les plus grands pourvoyeurs de photos personnelles sur Facebook.

mardi 9 juin 2009

Acheter du luxe sur le Net

Il y a une dizaine d’années alors qu’Internet en était à ses premiers pas, le petit monde du luxe regardait avec perplexité ce nouveau medium et l’agitation qu’il suscitait. Le ticket d’entrée dans le monde du luxe était si élevé qu’il avait jusque-là rendu impossible l’accès à de nouveaux acteurs. Les grandes marques restaient sereines puisqu’elles avaient le sentiment qu’elles demeuraient inébranlables dans leur positionnement. Le luxe est donc arrivé sur Internet sans les acteurs historiques car rien n’était plus facile que de créer une activité sur Internet à faibles coûts et de générer rapidement de l’audience.


Les premiers sites de luxe ont été des sites d’information qui développaient un propos autour du luxe comme Webdeluxe (2001) disparu aujourd’hui,
ABCluxe ou Firstluxe. Après avoir longtemps freiné des quatre fers, les grandes marques se sont, petit à petit, décidées à mettre au point une présence sur le Net, présentant leurs produits et leur univers, mais point de vente ligne, la raison essentielle étant qu’elles ne voulaient pas déstabiliser leur réseau de distribution.
Les articles de luxe à vendre sur le Net sont arrivés malgré tout, mais sous forme de produits d’occasion avec
eBay en tête qui offrait des articles de luxe de tout type, sacs, montres, vintage... La preuve qu’eBay maîtrisait le marché à l’époque c’est qu’il avait acheté auprès de Google les noms des marques en mots-clés tels Hermès, Gucci, Chanel. Avant que les marques se rendent compte de la situation et comprennent que le visitorat était détourné sur site d’eBay quelques années se sont écoulées ! Elles ont dû saisir la justice pour faire cesser ce manège entre eBay et Google adwords.
Les marques ne proposent toujours pas leurs produits à la vente sur le Net à une exception près,
Hermès qui vend dès 2005 ses carrés de soie puis quelques bijoux en argent. Cela ne suffit pas à satisfaire la demande et comme la nature a horreur du vide des produits neufs de marque vont commencer à affluer sur le Net, malheureusement sous forme de contrefaçons. Les travers du système se propagent aussi sur la Toile. Au sein des marques du luxe, c’est la consternation, comment juguler ce déversement de produits contrefaits sur le Net ? Les grandes batailles des marques contre la contrefaçon vont commencer, nous sommes dans les années 2004/2005. Le premier grand procès contre eBay sera lancé en 2006 par l’UNIFAB (Union des Fabricants), d’autres suivront avec LVMH et L’Oréal.
Si les marques répugnent à créer des boutiques en ligne c’est qu’elles se retrouvent dans une position difficile. Vendre 2500 € dans une boutique un sac à main avec un vendeur qui fait des ronds de jambe et une jeune fille qui vous propose une coupe de champagne, cela peut se concevoir mais sur Internet, quelle est la valeur ajoutée ? Dans ce cas, le prix se justifie-t-il encore ? Et si le prix est moindre, la plupart des acheteurs vont déserter les boutiques.

Dès lors, les créations de sites en périphérie du luxe prolifèrent et notamment les sites de déstockage. Le leader du genre
Vente-Privée.com est créé en 2001, son challenger 24h00.fr ouvrira en novembre 2006. Suivront les Brandalley, Bazarchic… Il faut savoir que tout n’est pas « luxe » au sens où nous l’entendons, il s’agit le plus souvent de marques de prêt à porter haut de gamme au sein desquelles s’égare un grand nom de temps en temps.

Profitant de l’expérience d’eBay, de nombreux sites de vintage voient le jour. Le dernier en date est
InstantLuxe, d’autres connaissent une audience constante comme Opportunites à Toulouse ou celui de Catherine B. 24h00 s’adjoint les bons offices de la fameuse Scarlett pour créer un cornet Luxe et Vintage dans le site.

Autre moyen de se procurer du luxe sur Internet, les sites de location d’accessoires de mode et vêtements fashion. Cette idée a fait un tabac dans les pays anglo-saxons et très vite nous avons su la mettre en œuvre en France avec des sites comme
Sac d’un jour, Sac de luxe, Mondressingsecret… et le tout récent Jeveuxlouerduluxe.


D’une manière générale, Internet a aboli les frontières et cela s’avère particulièrement vrai pour ce qui concerne le Luxe. Ce monde lointain, inaccessible, réservé longtemps à une élite est désormais à la portée de tous, même si ce n’est que pour un soir ! 22 millions de Français achètent en ligne. Un internaute sur quatre a déjà acheté un produit de luxe. La majorité des achats luxe se fait sur les sites de ventes privées (70%). Parmi les produits de luxe les plus recherchés par les internautes, les vêtements occupent la 1ère place (68 %), suivis par les produits cosmétiques et les parfums (46 %), les chaussures (44 %), les objets design, déco et ameublement (23 %). La crise renforce la posture du consommateur qui est bien décidé à continuer à se faire plaisir en s’offrant du luxe mais… à prix cassé sur Internet.

samedi 6 juin 2009

Fnac Marketplace

Les produits culturels (livres, CD, DVD…) arrivent en tête de listes des produits les plus vendus sur le Net qu’ils soient neufs ou d’occasion. Le marché de l’occasion était jusque là tenu par eBay et Priceminister en France. Désormais, il faudra compter sur un nouvel entrant la FNAC.COM qui a décidé de récupérer ce marché sur lequel elle estime être légitime. Fnac Marketplace devrait agréger l'offre de plus de 150 professionnels et ainsi proposer un catalogue de 2 millions de livres, 40 000 jeux vidéo, 300 000 CD, 500 000 produits dérivés ou encore 100 000 instruments de musique. Comme ses concurrents, elle percevra une commission sur les ventes entre 8% et 12%.
Les particuliers pourront dès cet été vendre au même titre que les professionnels, voilà qui ne va pas arranger les affaires d’eBay qui est en perte de vitesse depuis quelques mois, la Fnac compte 18 millions de clients et tient la seconde place du e-commerce français.

mardi 12 mai 2009

Anniversaire et nouvelles technologies

Voilà quelques années que je n’avais passé une journée d’anniversaire aussi dense. Les premiers messages sont arrivés dès 00 h en SMS et MMS en provenance des très intimes. A l’ouverture de ma messagerie, j’ai vu une quantité de mails s’afficher, petites phrases laconiques ou longs messages amicaux, cartes postales et bouquets de fleurs virtuelles, liens sur youtube avec des « Joyeux Anniversaires » chantés dans toutes les langues ou des versions jazzy.

Copainsdavant m’a aussi envoyé quelques signes amicaux de vieux copains que je n’ai pas vus depuis longtemps.





Mais le bouquet final revient à …Facebook et j’avoue que j’ai passé un bon moment à lire les messages d’amis proches et d’amis facebookiens qui, chacun dans leur genre, ont fait preuve de créativité : des roses, des bouquets, du champagne, des chansons, des cœurs et même des déclarations, c’était charmant et drôle. J’ai même découvert des personnes qui étaient nées le même jour que moi.


C’est décidé, nous allons créer le groupe des « femmes taureau » et l’année prochaine on fera une grande fête.

samedi 9 mai 2009

Billets TGV le vrai mode d’emploi

Depuis des années je possédais un abonnement fréquence 1ère SNCF 50% de réduction sur la ligne Paris-Bourg en Bresse. Je prenais mes billets tantôt en agence, tantôt sur le Net (voyages-sncf.com) quand je disposais du délai nécessaire pour me faire envoyer les billets à domicile.
Mon abonnement arrivant à échéance, je me présente dans une agence où un employé m’explique que la date étant dépassée de 48 h, le renouvellement de mon abonnement me coûtera le prix fort. Négociation impossible, le règlement, c’est le règlement.
Furieuse je tourne les talons et quitte l’agence.

Quelques jours plus tard, ayant besoin d’un billet, je vais directement sur le Net pour prendre ma réservation et quelle n’est pas ma surprise de me voir proposer un billet en 1ère à 45 €, prix inférieur à celui que je paie d’ordinaire soit 54,5 € avec un abonnement de 280 € trimestriel. Ce n’est pas du tout une erreur du système, c’est bien là une réalité. Selon l’horaire le prix est plus ou moins cher oscillant de 45 à 90 €, le prix réel étant de 109 €.
Que ce soit les agences SNCF ou le service téléphonique 0892 35 35 34 aucun de ces deux services de la SNCF n’est en mesure de vous proposer des tarifs promotionnels. Ils sont obligation de se conformer aux tarifs officiels.

On s’interroge sur l’intérêt de maintenir de tels services qui coûtent une petite fortune à l’établissement, déploiement de personnel et structure. Quant au consommateur quel est son avantage ? Aucun. Dans l’agence il risque d’y poireauter parfois plus de 15 mn (avec interdiction d’utiliser son portable !) au téléphone le service coûte 0,34 ct d’euro la minute et si vous n’êtes pas vigilant vous vous en prenez pour cinq bonnes minutes car l’employé n’est pas avare de son temps !
Les petits futés l’auront compris mieux vaut d’abord regarder ce que propose voyage-sncf.com pour obtenir le meilleur tarif. Une petite réserve toutefois, le service est parfois indisponible.