11 juil. 2008

Obama, la campagne Facebook

Rupture générationnelle ? Alors que le candidat républicain John Mac Cain fait sur le Net une campagne peu dynamique et avoue ne pas savoir se servir d’un ordinateur, Obama fait un carton sur le réseau. Plus d’un million d’amis sur Facebook pour Obama, moins de 200 000 pour Mac Cain.
L’originalité de la campagne du candidat démocrate, c’est d’avoir utilisé à plein la communication digitale, pour les mobiles : messageries dédiées, sonneries téléchargeables, pour le Net : sites, blogs, réseaux sociaux. Ni miracle, ni improvisation derrière l’impeccable campagne politique d’Obama, c’est à un jeune homme de 24 ans que l’on doit cette fantastique orchestration.
Chris Hughes nonobstant son jeune âge a un
CV bien rempli. Pendant ses études d’histoire et de littérature, il s’est lié d’amitié avec un autre passionné d’Internet, un certain Marc Zuckerberg…C’est avec lui qu’il mette au point un site pour étudiant qui va devenir le fameux Facebook.
En février 2007, Hughes quitte Harvard et Facebook pour s’engager au sein de l’équipe d’Obama dans laquelle il met un certain temps à être pris au sérieux. C’est lui qui a convaincu le candidat Obama qu’Internet était le meilleur moyen de toucher en profondeur l’opinion publique. Avec le titre de " gourou de l’organisation en ligne", Hughes applique le principe fondateur de Facebook « Keep it real, keep it local ».
Le site principal
my.barackobama.com permet aux supporters de former des groupes locaux, de créer des événements, de tenir à jour les agendas, de créer des souscriptions locales.
Le second support de la campagne, c’est le Obama on Facebook. Autre innovation, le blog fightthemears, déjà évoqué dans
un post précédent.
Si Barack Obama est élu président des Etats-Unis, il le devra en partie à son gourou, fan de Facebook. Dès aujourd’hui, tous les états-majors politiques des pays développés tentent de comprendre et de copier ce qui s’est créé en 2007 autour du candidat démocrate américain. Une organisation que le mensuel américain Rolling Stone a appelé «
la machinerie de l’espoir » alors que l’hebdomadaire National Journal parle de la première vraie campagne électorale du XXI° siècle.
Netpolitique le rappelle 46% des Américains utilisent Internet pour s’informer sur la campagne présidentielle.

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