18 nov. 2008

Le sénateur, le web et le militant.

Obama a terminé avec brio la première véritable campagne politique du XXI° siècle. Dès le début il a su finement utiliser les outils Internet pour mobiliser ses partisans et a permis une plus grande participation des citoyens à la vie politique et au processus démocratique. Il faut dire que le candidat Obama a su s’entourer de spécialistes pour construire un vrai réseau d’internautes prêts à relayer tout type d’information, discours, visites, rencontres…et investir dans les campagnes de publicité en ligne (plus de 2 millions de dollars).

Bilan, une augmentation massive de donations et des votes. Sur les 55 millions levés en 2007,
les Echos nous indiquent que 45 millions sont venus d’Internet. Pour les primaires, 1,5 million de citoyens ont fait des dons en ligne de moins de 100 dollars. La relation quasi intime qui s’est établie via l’ordinateur entre le candidat et les internautes a permis de faire passer ces derniers du statut de sympathisant à celui de militant.

Les relations entre le futur président et les Américains seront différentes. Elles se sont installées sur des bases de confiance, de proximité, de transparence que le sénateur Obama entend bien faire perdurer. Tout comme l’avait fait avant lui Franklin Roosevelt, rappelons-le le premier Président à s’adresser à ses concitoyens par radio, pour asseoir son pouvoir, ou J F Kennedy « le candidat de la télévision », Obama s’adresse aux Américains à la radio tous les samedis. Son discours sera probablement traduit dans quasi toutes les langues et repris par YouTube. Une fois encore, ce sont les Etats-Unis qui montrent le chemin des nouvelles expérimentations technologiques.
La France sera-t-elle en reste ? N. Sarkozy a bien tenté en 2007 d’exploiter la vidéo utilisant YouTube et Dailymotion et la NSTV (Nicolas Sarkozy TV), mais cette démonstration narcissique, n’a rien à voir avec la stratégie de Barack Obama qui a su tisser un véritable réseau avec son électorat, le mobiliser et le rendre porteur de son propre discours.

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